Est-ce que les prix de l’immobilier vont baisser ?

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Avec une diminution du nombre de transactions et une activité largement minée par la crise sanitaire de Covid-19, le secteur immobilier est en pleine question. Vulnérable L’arrêt imposé par le premier confinement au printemps dernier a été suivi d’un rebond. Les Français voient toujours la pierre comme un placement sécurisé. Mais après plusieurs années de dynamisme, le marché s’oriente vers un déclin des volumes d’activité… avec quels effets sur les prix ?

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Intérêt français dans l’immobilier toujours au plus haut

Des études sur les intentions d’achat immobilier français le prouvent : leur enthousiasme est toujours présent. Certes, la situation économique actuelle ne semble pas favorable, ce qui modifie les projets. Mais les ménages ont encore des envies immobilières. Ils montrent simplement attendre et voir. Logique. Selon les données compilées par FNAIM, 62% des Français interrogés trouvent toujours pertinent de vouloir devenir propriétaire pour la première fois (comparé avec 77% en 2019 et 2018), 50% pour investir dans l’immobilier locatif et 46% pour acheter une maison secondaire.

Qu’ il s’agisse de confort personnel, de développement de votre patrimoine et/ou d’avoir une vision de prévoyance, l’immobilier est une réponse légitime, d’autant plus qu’en même temps d’autres transporteurs d’épargne souffrent de la situation des marchés financiers et des projets réglementaires. Surtout envisager un nouveau projet et déménager est une perspective de changement fort. « La crise sanitaire s’ajoute à un cycle de mouvements sociaux, de grèves et de vagues de chaleur », explique Jean-Marc Torrollion, président de FNAIM. Tous ces facteurs remettent en question les cartes et remettent en question le dynamisme des grandes villes, au profit des zones rurales. « Un nouveau phénomène émerge, qui mérite d’être surveillé ».

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Mais la frissure est palpable. Quatre répondants sur dix qui avaient un projet d’acquisition avant la crise ont déclaré qu’ils l’avaient abandonnée ou reportée. Un changement de comportement qui, logiquement, aura des conséquences pour les prix.

Un nouvel équilibre du pouvoir entre l’offre et la demande

Avec une activité qui marque le terrain, un contexte qui pousse les propriétaires à reporter leur mise sur le marché et les acheteurs potentiels à changer leur projet, quel est le nouvel équilibre entre l’offre et la demande ? Moins d’acheteurs, moins de vendeurs… tant de choses qui peuvent faire baisser les niveaux de prix. Mais c’est le phénomène inverse qui se passe maintenant.

Comme nous l’avons déjà mentionné en juillet, « les vendeurs ont le pouvoir et peuvent maintenir des prix élevés. D’autant plus que la pénurie de logements est toujours là. Le secteur de la construction est également au point mort depuis plusieurs mois et le nombre de mises en chantier n’aura pas une année 2020 glorieuse. »

Le prix moyen d’une propriété dans l’ancienne a augmenté de 5,4 % pour atteindre 3 697€ le m² en septembre 2020 selon les données combinées par le baromètre LPI-Selecoger. Une augmentation de 1,1 % par rapport à la même période en 2019. Paradoxal ? Non ! Cette est en partie due au resserrement des conditions d’accès au crédit.

Le Conseil de stabilité financière élevé (HCSF) a demandé aux établissements de crédit de faire preuve de prudence dans l’octroi de nouveaux prêts. Une recommandation qui énonce l’ordre, suivie scrupuleusement par les banques. Entre un montant de contribution personnel plus élevé, une période de crédit plus courte et un taux d’endettement qui doit être contrôlé, ce sont les « bons » dossiers qui émergent comme les grands gagnants de la période actuelle. Tant les ménages pour la première fois que les ménages les plus petits trouvent beaucoup plus difficile de se positionner, en particulier dans un contexte de rareté de l’offre.

Nous sommes confrontés à moins d’acheteurs potentiels mais à un pouvoir d’achat immobilier plus fort, ce qui conduit à un certain nombre de transactions enregistrées avec des montants élevés. Les prix ne baissent pas. En fonction de l’évolution de la demande et des critères de recherche, ils pourraient continuer à avoir ce niveau.

Quelles tendances des prix à long terme ?

Le début de l’année 2020 permet déjà de tirer les premières conclusions sur post-confinement et d’envisager l’évolution du marché immobilier pour la fin de l’année et l’année 2021 à venir. Les grandes métropoles françaises ont vu leurs prix se stabiliser. A Paris, il faut toujours dépenser plus de 10 000€ par m² en moyenne pour devenir propriétaire.

Déjà, certaines métropoles dynamiques attirent les ménages et affichent une hausse des prix. C’ est le cas d’une véritable ruée vers l’ouest (Nantes, Angers, Rennes) ou avec des villes comme Reims ou Strasbourg. A l’inverse, certaines grandes villes devenues inaccessibles à de nombreux ménages (tels que Bordeaux ou Lyon) ou moins dynamiques économiquement (comme Montpellier avec un taux de chômage élevé) ne devraient pas bénéficier d’une augmentation démographique.

critères extra-immobiliers tels que la qualité des infrastructures, l’accessibilité des transports, la disponibilité des emplois et la diversité du système de santé sont éléments qui pourraient avoir un impact durable sur le prix de l’immobilier dans certaines villes. Des Tout comme la possibilité de s’engager dans le télétravail grâce à la couverture Internet à large bande territoriale.

Les villes qui semblent modernes, bien équipées, sûres et dynamiques aujourd’hui peuvent devenir la destination préférée des acheteurs de demain. Et au sein de ces agglomérations, la propriété, individuelle ou collective, avec espaces, balcons ou terrasses, et offrant une qualité de services et d’équipements collectifs, ne devrait pas voir leur attractivité diminuer. Même si vous mettez le prix dessus. C’est dans ces localités que les prix pourraient continuer à augmenter, conduisant à un véritable rééquilibrage national entre les grandes villes et les petites municipalités.

https://www.fnaim.fr/communiquepresse/1755/10-conference-de-presse-fnaim-il-faut-aussi-sauver-l-immobilier-pour-accelerer-la-reprise.htm https://edito.seloger.com/actualites/barometre-lpi-seloger/l-activite-ralentit-prix-de-l-immobilier-s-envole-article-39535.html se livrer au télétravail grâce à la couverture Internet à large bande territoriale.

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