Vous êtes au chômage et vous avez des problèmes d’argent ? Tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas seul puisque 487291 Belges se trouvaient dans la même situation que vous à la fin de 2017. La bonne nouvelle est que le nombre de chômeurs en Belgique ne cesse de diminuer.La fin de la crise ? Je ne sais pas, mais en tout cas, je vous souhaite de tout cœur de trouver un peu de taf très bientôt !En 2018, comme tout le monde, vous aimeriez emprunter de l’argent et vous vous demandez s’il existe une forme de prêt pour les chômeurs vous permettant par exemple l’achat d’un véhicule ou d’un ordinateur pour vous aider à chercher un emploi ou simplement une hypothèque parce que vous avez perdu votre emploi ne signifie pas vous n’avez pas le droit d’accéder à la propriété.Un prêt au chômage est plus difficile à obtenir que 10 minutes de plaisir avec DSK mais, ce n’est pas impossible. Je vais vous expliquer quelles sont les solutions qui s’offrent à vous pour obtenir du financement.
Un prêt sans emploi : pourquoi est-ce si compliqué ?
Avant de détailler les pistes pour emprunter en étant au chômage, il faut saisir ce qui pousse les banques à se montrer si frileuses. Les établissements financiers n’ont rien du mécène : ils prêtent pour engranger des intérêts, pas pour faire des cadeaux. Leur objectif ? S’assurer que les remboursements seront bel et bien honorés, capital et intérêts compris, sans avoir à relancer ou à engager des frais de recouvrement.
En cas de défaut de paiement, les prêteurs veulent limiter la casse. Leur parade : mettre la main sur ce qui a de la valeur chez l’emprunteur. Voilà pourquoi les banques examinent à la loupe vos garanties. Or, pour elles, une allocation de chômage ne pèse pas autant qu’un salaire : ce n’est pas un revenu perçu comme stable. L’État belge, de son côté, a mis en place des garde-fous pour éviter que les ménages ne s’endettent à outrance.
En clair, un chômeur qui dispose de garanties sérieuses garde une chance d’obtenir un crédit. Mais si vous êtes fiché bancaire ou sous le coup d’une interdiction, inutile d’espérer. Ce contexte explique pourquoi les banques vous considèrent comme un profil à risque. Reste à voir, concrètement, comment contourner ces obstacles pour décrocher un prêt lorsqu’on est sans emploi en Belgique.
Comment obtenir un prêt ?
Rassurez-vous, votre statut ne ferme pas systématiquement la porte du crédit. Les banques scrutent bien d’autres éléments que votre situation professionnelle. Plus votre allocation de chômage est élevée, plus vous aurez de chances d’obtenir un accord. Pour les prêteurs, cela signifie souvent que la période de chômage est récente et transitoire. Ajoutez à cela quelques économies ou la propriété d’un bien immobilier, et votre dossier gagne en solidité.
Les politiques varient d’une banque à l’autre. Certaines refuseront net, d’autres exigeront une caution, d’autres encore examineront votre demande sans préjugé. Autrement dit, ne vous censurez pas : multipliez les démarches, comparez les offres. Un comparateur de crédit comme vap-vap.be peut vous aider à repérer les taux les plus avantageux. En déposant plusieurs dossiers, vous pourrez mesurer la réceptivité des organismes et négocier au mieux.
Dans de nombreux cas, la banque demandera un garant : une personne sans antécédents de crédit négatif et disposant de revenus suffisants. Ce garant devra pouvoir assumer vos mensualités en cas de défaut. Accepter ce rôle n’est jamais anodin, car le garant s’engage à rembourser si vous ne pouvez plus honorer votre dette.
Avant de vous engager, posez-vous les bonnes questions. Si vos ressources ont fondu de 40 % depuis la perte de votre emploi, contracter un crédit pour des achats non indispensables n’a rien d’une bonne idée. S’endetter pour un gadget high-tech ou des vacances lorsque la situation financière est tendue, c’est courir après des ennuis supplémentaires.
Le prêt social, une formule pour les personnes à faible revenu
Pour les ménages aux revenus modestes, le crédit social propose une solution adaptée. Ce type de prêt à la consommation ou hypothécaire permet de financer des achats utiles : véhicule d’occasion, remplacement d’équipement, formation, voire acquisition d’un logement, même avec un budget serré.
Voici dans quels cas ce dispositif s’adresse à vous :
- L’accès au crédit bancaire classique est quasi-impossible.
- Aucune alternative moins coûteuse ou plus pertinente n’a pu être trouvée.
- Vous êtes capable de rembourser même après avoir réglé vos charges fixes.
- Vos revenus professionnels restent faibles.
- Vous résidez en Wallonie ou à Bruxelles.
Plusieurs variantes existent :
Crédit social accompagné
Si vous êtes au chômage et que vous souhaitez améliorer votre quotidien ou augmenter vos chances de retrouver un emploi, par exemple en achetant une voiture ou en suivant une formation, et que les banques traditionnelles vous ferment la porte, le crédit social accompagné peut représenter une issue. Il s’agit d’un prêt affecté, destiné à financer des projets précis (biens ou services), à l’opposé des crédits non affectés, parfois qualifiés de micro-crédit.
Devenir propriétaire en étant au chômage n’est pas simple, mais certaines solutions existent. Par exemple, j’ai pu obtenir un petit prêt (moins de 170 000 euros) avec un revenu moyen (inférieur à 1 500 euros par mois) et alors que j’étais moi-même sans emploi, grâce à des économies suffisantes pour couvrir les frais de notaire. Ce n’est pas donné à tout le monde, mais c’est faisable dans certains cas.
L’Accesspack, sous conditions, facilite vraiment l’accès à la propriété. Un ami a pu acheter la maison qui lui tenait à cœur (avec un taux imbattable) via le crédit social, alors que lui et son conjoint étaient tous deux demandeurs d’emploi et que leur budget était serré. Évidemment, il ne faut pas s’attendre à décrocher une villa de luxe, mais c’est déjà un pas vers l’indépendance, plutôt que de continuer à payer un loyer à fonds perdus.
Ecopack et Rénopack
Ces deux formules ciblent surtout les travaux d’amélioration de l’habitat, avec des taux très faibles, souvent à zéro pour cent. On sait l’impact d’une bonne isolation ou d’un système de chauffage efficace. Le Rénopack permet de financer des rénovations importantes (toiture, chaudière), tandis que l’Ecopack vise les travaux verts comme l’isolation ou l’installation d’une pompe à chaleur.
Les conditions d’octroi d’un crédit en Belgique
Sans surprise, les banques font preuve d’une grande prudence lorsqu’il s’agit de prêter à des personnes sans emploi. Un autre facteur les incite à la prudence : la législation belge protège les chômeurs en cas d’impayés sur les crédits. Il n’est, par exemple, pas possible de saisir les indemnités de chômage pour rembourser une dette.
Malgré tout, certaines solutions subsistent. Un prêt hypothécaire reste envisageable si vous possédez déjà un bien immobilier, que ce soit par achat ou héritage. Il est aussi possible, pour un demandeur d’emploi, de solliciter un crédit lorsqu’il s’agit de traverser une période de chômage passagère.
Le prêt social reste une piste sérieuse pour ceux qui rencontrent des difficultés financières. Les sans-emplois, particulièrement exposés, sont concernés au premier chef. Pour obtenir plus de détails et identifier des organismes susceptibles d’accepter un dossier, vous pouvez consulter un site intéressant.
Emprunter sans revenu fixe tient souvent de la course à obstacles, mais des solutions existent pour qui sait où chercher. Entre crédit social, caution ou petits montants ciblés, il reste possible de rebondir, même dans une période d’incertitude. Reste à choisir la bonne option, celle qui ne vous fera pas basculer du mauvais côté de la dette. Demain, votre situation peut basculer à nouveau, et ce sera à vous de décider dans quelle direction.

