Tout savoir sur la surélévation d’immeuble

242
Partager :

La surélévation, qui consiste à ajouter un étage à une structure existante, est devenue une solution stratégique pour maximiser l’espace habitable sans avoir besoin d’un terrain supplémentaire. Toutefois, cette entreprise exige une planification méticuleuse pour garantir l’intégrité structurelle, obtenir les permis nécessaires et respecter les normes de construction. Dans cet article, nous allons tout vous expliquer sur la surélévation de bâtiment, de sa définition aux différents types, en passant par les considérations juridiques et la question la plus importante : Combien cela coûte-t-il ?

Surélévation d’un bâtiment : Définition

La surélévation d’un bâtiment consiste essentiellement à ajouter un étage au dernier niveau. Cela implique une série d’étapes complexes : dépose de la couverture existante, modification de la charpente, création et aménagement de l’étage supplémentaire, et pose d’une nouvelle toiture. Bien que complexe, cette méthode gagne en popularité, en particulier dans les villes densément peuplées comme Paris. Le besoin d’espace supplémentaire pousse souvent les propriétaires et les entreprises à envisager la surélévation de leurs bâtiments.

A voir aussi : Où acheter un bien immobilier dans le Golfe du Morbihan ?

Différents types de surélévation de bâtiments :

Lorsqu’il s’agit de Surélévation d’immeuble Paris, la flexibilité est essentielle. Il existe trois méthodes principales :

Modifier l’inclinaison du toit :

La modification de l’inclinaison du toit d’un bâtiment permet de transformer des combles perdus en espace de vie fonctionnel. Cette méthode, bien qu’elle n’offre pas la plus grande surface habitable, a un impact minimal sur l’aspect extérieur du bâtiment.

A lire en complément : Bâtiment modulaire : les réglementations concernant leur utilisation

Surélévation partielle d’un bâtiment :

La surélévation partielle consiste à créer une partie d’un étage supplémentaire. Il peut s’agir de surélever un appartement pour les copropriétaires du dernier étage, ce qui permet d’optimiser l’espace, la lumière et le confort. À noter que les copropriétaires du dernier étage sont prioritaires, sous réserve de l’accord de l’association des copropriétaires.

Surélévation totale d’un bâtiment :

Une surélévation complète ajoute un étage à l’ensemble du bâtiment, ce qui permet souvent de créer plusieurs appartements. Cette opération peut également être l’occasion de rénover l’ensemble du bâtiment et de générer des revenus pour la copropriété.

Surélévation d’immeuble et législation :

Depuis la loi ALUR en 2014, le processus de surélévation d’immeuble a été rationalisé. La loi facilite l’accord des copropriétaires sur les projets de surélévation, en exigeant l’approbation des 2/3 des membres de la copropriété au lieu de l’unanimité. Ce changement législatif vise à encourager la surélévation d’immeubles, en particulier dans les villes à forte demande comme Paris.

Conditions de surélévation d’un immeuble :

Examinons maintenant les conditions cruciales qui déterminent si un immeuble peut être surélevé :

1.       Le respect des règles d’urbanisme locales :

Avant de surélever un bâtiment, assurez-vous que votre projet est conforme aux règles d’urbanisme locales, souvent décrites dans un PLU (plan local d’urbanisme). Cette étape permet de s’assurer que votre plan de surélévation s’intègre parfaitement dans le paysage urbain existant.

2.       La faisabilité structurelle est déterminée par l’étude préliminaire :

Une étude préliminaire est indispensable pour évaluer l’intégrité structurelle du bâtiment. Celui-ci doit être en mesure de supporter la charge supplémentaire liée à l’ajout d’un étage. Cette évaluation est fondamentale pour la réussite et la sécurité du projet de surélévation.

3.       Approbation par au moins 2/3 des copropriétaires :

La surélévation d’un bâtiment est un travail de collaboration. Pour obtenir le feu vert, vous devez obtenir l’approbation d’au moins 2/3 des copropriétaires de l’immeuble. Cela garantit une décision collective qui respecte les intérêts et les préoccupations de toutes les parties concernées.

4.       Faisabilité financière :

La question la plus pratique est peut-être celle de la viabilité financière du projet. Étant donné que le coût des travaux de surélévation atteint souvent plusieurs centaines de milliers d’euros, il est essentiel de trouver le financement nécessaire. Le retour sur investissement potentiel doit être mis en balance avec les coûts impliqués.

Combien coûte la surélévation d’un bâtiment ?

L’estimation du coût de la surélévation d’un bâtiment est complexe et dépend de divers facteurs tels que la surface, l’aménagement intérieur, les matériaux utilisés, le type de surélévation et les spécificités du site. En règle générale, les coûts se situent entre 2 000 et 4 000 euros par mètre carré. Les projets complexes, souvent accompagnés de rénovations complètes, peuvent faire grimper les coûts jusqu’à 6 000 euros par mètre carré.

Partager :