Les charges locatives que le locataire doit vraiment payer

Ce n’est pas une rumeur, ni une légende urbaine : chaque mois, une part du loyer s’évapore dans des dépenses que le locataire ne soupçonne pas toujours. Pourtant, la liste des montants réclamés ne doit rien au hasard : la loi encadre strictement ce que le bailleur peut exiger, et tout n’est pas négociable.

Les charges locatives, celles que l’on nomme aussi charges récupérables, regroupent des frais d’entretien, de fonctionnement et de services liés au logement, avancés par le propriétaire, mais destinés à être remboursés par le locataire. Ce remboursement suit un rythme qui peut varier, mais une règle demeure : chaque dépense doit être justifiée, document à l’appui, une fois par an.

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Voici les principaux points à retenir concernant les charges dues par le locataire :

  1. Liste des dépenses à la charge du locataire

  2. Règlement des charges

  3. Justification des frais engagés

Liste des dépenses qui reviennent au locataire

La loi limite clairement les charges que le propriétaire peut réclamer. Cette liste officielle concerne toutes les locations meublées conclues après le 27 mars 2014, et s’applique également aux logements loués vides, qu’ils relèvent du secteur privé ou social.

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💡 À savoir : Même pour une location meublée signée avant le 27 mars 2014, cette liste peut s’appliquer si le bail le prévoit explicitement.

Ascenseurs et monte-charges

Les frais liés à l’utilisation et à l’entretien de l’ascenseur peuvent être refacturés au locataire. Cela comprend la consommation d’électricité, les visites d’inspection régulières, la vérification des câbles, ou encore les menues réparations (remplacement de fusibles, réglage de la cabine, produits de nettoyage). Dès qu’il s’agit d’assurer le bon fonctionnement au quotidien, la facture revient au locataire.

Chauffage collectif, eau chaude et eau froide

Toutes les dépenses concernant la distribution de l’eau et du chauffage collectif (eau utilisée dans le logement ou pour nettoyer les parties communes et extérieures) peuvent être récupérées auprès du locataire. Cela inclut aussi le coût des produits d’entretien, ainsi que l’énergie, qu’elle soit électrique, gaz ou autre. Les frais de gestion des compteurs généraux et individuels, l’entretien des dispositifs de filtration, la réparation des joints et raccords : tout cela fait partie de la note.

Équipements individuels

Dès qu’il s’agit d’installations individuelles, comme votre propre chauffage, la production d’eau chaude ou la distribution d’eau dans les espaces privatifs, l’entretien courant, le réglage, la vérification des branchements ou le dépannage restent à la charge du locataire.

Parties communes intérieures

Pour l’éclairage et l’entretien des couloirs, halls, locaux à vélos ou à poubelles, le locataire règle sa part. Cela recouvre aussi bien l’achat de produits d’entretien, la rémunération du personnel de ménage que les réparations du matériel utilisé pour garder ces espaces propres.

Extérieurs et espaces verts

Qu’il s’agisse du nettoyage des parkings, de l’entretien des allées ou de la tonte des pelouses et des aires de jeux, le propriétaire peut imputer ces frais au locataire.

Taxes et redevances

À la charge du locataire également : la taxe de balayage, la redevance pour l’enlèvement des ordures ménagères et tous les frais d’assainissement.

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Comment sont réglées les charges locatives ?

Le paiement des charges récupérables peut prendre deux formes distinctes :

Régularisation ponctuelle

Dans ce cas, le locataire rembourse simplement les frais engagés par le propriétaire, selon ce qui lui est imputable. Il n’y a pas de versement programmé, les montants sont ajustés au réel.

Versement régulier sous forme de provisions

Le plus souvent, le contrat prévoit le versement mensuel ou trimestriel d’une avance fixée par le propriétaire pour couvrir les charges. C’est ce qu’on appelle les provisions pour charges. Ce montant doit être mentionné dans le bail.

Mais l’estimation initiale peut différer de la dépense réelle. Il s’impose alors de procéder à une régularisation annuelle des charges : la différence entre ce que le locataire a versé et ce qui a été effectivement dépensé doit être calculée, au moins une fois par an. Si le locataire a payé trop peu, il doit compléter ; si la somme avancée était supérieure à la dépense réelle, il récupère la différence.

⚠️ Attention : Pour un bail meublé ou une colocation signés depuis le 27 mars 2014, si les charges sont prévues sous forme de forfait dans le contrat, aucune régularisation n’est prévue : le montant reste fixe.

Si la régularisation n’a pas été faite dans l’année suivant l’échéance, le locataire peut demander à régler le complément sur une période pouvant aller jusqu’à 12 mois.

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Justifier les dépenses : un devoir pour le bailleur

Le propriétaire doit être en mesure de prouver chaque euro réclamé, quel que soit le mode de paiement choisi.

Un mois avant de procéder à la régularisation ou à la récupération des charges, il doit transmettre au locataire le détail des dépenses, poste par poste (eau chaude, électricité, ascenseur, etc.). Pour les logements situés dans un immeuble collectif, il doit expliquer la méthode de répartition entre les locataires. Une notice doit aussi détailler le calcul des charges de chauffage et d’eau chaude sanitaire collectifs.

⚠️ Attention : Tous les justificatifs doivent être mis à disposition du locataire pendant les six mois suivant l’envoi du décompte.

Sur simple demande, le locataire peut recevoir le relevé détaillé par courrier ou par voie électronique.

Le bailleur doit aussi justifier les provisions réclamées pour les redevances, en transmettant au locataire les résultats de la précédente régularisation, ainsi que le budget prévisionnel si le logement se trouve dans une copropriété.

💡 À savoir : Pour les locations meublées signées avant le 27 mars 2014, ces exigences ne s’imposent pas : il n’y a ni délai ni formalisme obligatoire pour les documents justificatifs.

Face à des difficultés de paiement, un locataire peut demander à échelonner le règlement de ses charges auprès du propriétaire. Selon la situation, un arrangement peut être trouvé pour éviter l’accumulation de dettes.

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